Du jardin de son enfance à une fresque monumentale : le défi relevé par Dorothée Ossart à Vervins
Quand les souvenirs deviennent source de création
Au cœur de Vervins, sous le pont de la Ruelle Thiébault, une explosion de couleurs attire désormais le regard des passants. Cette fresque monumentale, réalisée par l’artiste Dorothée Ossart dans le cadre du festival de street art Reserv’Art 2026, est bien plus qu’une œuvre décorative : elle est un hommage vibrant à un lieu cher à son enfance.
À quelques mètres de là se trouvait autrefois le jardin de ses grands-parents. Dans les yeux de la petite fille qu’elle était, cet endroit possédait quelque chose de magique. Un univers peuplé de fleurs, d’animaux, de couleurs, de découvertes et de rêveries où l’imagination pouvait s’épanouir librement.
Des années plus tard, ce souvenir est revenu nourrir un projet artistique d’envergure : transformer un simple passage sous un pont en un véritable jardin imaginaire ouvert à tous.
Une préparation minutieuse
Avant que n’apparaissent les fleurs géantes et les motifs colorés qui composent aujourd’hui la fresque, un important travail préparatoire a été nécessaire.
L’artiste a d’abord imaginé une composition capable d’épouser parfaitement l’architecture du pont. Puis sont venues les longues heures consacrées à la préparation des surfaces et à la réalisation des fonds qui allaient accueillir l’œuvre finale.
Durant cette phase, les promeneurs ont déjà pu apercevoir les premières transformations du lieu, laissant deviner l’ampleur du projet en cours.
Un défi artistique et physique
Peindre une fresque sous un pont représente un véritable défi. La surface à couvrir est immense, les contraintes techniques nombreuses et les conditions de travail parfois exigeantes.
Durant deux jours, Dorothée a travaillé au rythme des pinceaux, des couleurs et des détails minutieusement réalisés pour donner vie à son univers végétal.
Ce chantier artistique est rapidement devenu l’un des temps forts du Festival Reserv’Art 2026. Les visiteurs ont pu suivre en direct l’évolution de l’œuvre, échanger avec l’artiste et découvrir les différentes étapes de création.
Une œuvre collective réalisée au cœur du Festival Reserv’Art
Les 5 et 6 juin, la Ruelle Thiébault s’est transformée en atelier à ciel ouvert. Curieux, habitants et visiteurs sont venus observer la métamorphose progressive du pont, devenu au fil des heures un immense jardin imaginaire.
L’événement, organisé par l’association Le RéserVoir, a permis de rapprocher le public du processus de création artistique. Chacun a pu mesurer le travail nécessaire à la réalisation d’une œuvre monumentale et découvrir l’histoire personnelle qui l’inspirait.
Cette réalisation a également mobilisé de nombreux participants. Des enfants des écoles de Brimbeuf et de Notre-Dame ont contribué à certaines étapes de la création, tandis que l’artiste a bénéficié du soutien de son équipe technique, sa famille et ses amis. Cette dimension
participative correspond parfaitement à l’esprit du festival Réserv’Art : faire de l’art un moment de rencontre et de partage.
La fresque est peinte : défi relevé !
Au terme de ces deux journées de performance, la fresque a pris vie dans toute son ampleur.
Pour Dorothée, cette réalisation restera une expérience humaine et artistique particulièrement forte. Les encouragements reçus tout au long du projet, les échanges avec les habitants et la curiosité des visiteurs ont accompagné chaque coup de pinceau.
Le pont de la Ruelle Thiébault est désormais devenu un lieu de poésie et de rêverie, un espace où la mémoire d’un jardin d’enfance dialogue avec l’art urbain contemporain.
Un jardin imaginaire offert aux habitants
Aujourd’hui, cette œuvre appartient à tous ceux qui la découvrent. Elle transforme un simple passage en une invitation à l’évasion et à l’imagination.
Sous les couleurs éclatantes de la fresque, chacun peut retrouver une part de son enfance, un souvenir de jardin ou simplement un instant de contemplation.
Et selon la légende soufflée par l’artiste, il ne faut surtout pas oublier de faire un vœu en passant sous le pont. Il paraît qu’ils s’y réalisent plus facilement…